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Christine Fréchette propose de rouvrir le PEQ pour deux ans

Christine Fréchette propose de rouvrir le PEQ pour deux ans

Tous nos vœux de succès dans votre campagne

L’équipe du Centre d’entretien Communauto (CEC) remercie L’aspirante chef caquiste Christine Fréchette pour sa courageuse prise de position en faveur d’une réouverture pour 2 ans du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Comme le soulignait à juste titre un chroniqueur de La Presse, cette semaine, « Il n’existe pas de méthode pour retirer un diachylon sans douleur. La question est de savoir pendant combien de temps on veut se l’infliger. »

Mais dans le cas présent, il n’y a pas de doute, mieux vaut plus tôt que tard : des gens qui ont suivi toutes les règles voient en ce moment leur vie s’effondrer. Pour cette raison, nous implorons le ministre de l’Immigration Jean-François Roberge, qui s’est rallié à vous, de rouvrir sans attendre, la porte du PEQ.

Il existe des moments où les enjeux sont trop importants pour continuer à faire de la politique. « Les gens sont mobilisés. Ils veulent que leurs amis, leurs voisins, leurs collègues puissent rester au Québec. »  Merci d’avoir entendu leur voix.

Et merci de ne pas faire semblant de penser au « vrai monde »…

Benoît Robert
Président-directeur général
Astus – Communauto

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Une crise provoquée de toutes pièces

Article tiré de La Presse, paru le 2 février 2026 : Le forum des affaires | Une crise provoquée de toutes pièces

Monsieur Legault,

Nous ne nous connaissons pas personnellement. Pourtant, nous avons plusieurs points en commun.

Tous deux, entre 29 et 30 ans, nous avons fondé une entreprise avec peu de moyens. Vous, en empruntant 50 000 $ auprès d’une caisse populaire. Moi, la même somme, grâce à une garantie de prêt du plan Paillé. Vous avez ensuite connu un succès nettement plus important que le mien pour attirer les fonds institutionnels – je vous en félicite sincèrement – mais il n’en demeure pas moins que nous partageons une même expérience : celle de l’entrepreneuriat.

Nous partageons aussi un autre point commun : avoir contribué à transformer le secteur des transports au Québec. Vous, dans les airs. Moi, sur le plancher des vaches. L’entreprise que j’ai cofondée s’appelle Communauto.

Lorsque vous vous êtes retiré des affaires en 1997, le gain réalisé vous aurait permis de vivre confortablement, à l’abri du tumulte. Vous avez pourtant choisi une voie autrement plus exigeante : la politique.

On ne fait pas ce choix à la légère. On ne s’y engage pas sans convictions profondes.

Votre crédo a toujours été le développement économique et social du Québec. Vous savez que la prospérité repose sur la capacité de milliers d’acteurs de la société civile à entreprendre, investir et innover. Vous connaissez aussi l’importance de la prévisibilité comme condition de la prospérité. C’est ce qui rend les décisions récentes de votre gouvernement en matière d’immigration, avec l’abolition brutale du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), si difficiles à comprendre.

Une perte anticipée de plus du tiers du personnel de notre division entretien dont la moitié de nos mécaniciens et de nos coordonnateurs

Pendant longtemps, Communauto a eu recours à la sous-traitance pour l’entretien de ses véhicules. En 2022, nous avons décidé d’internaliser une partie de ces activités en ouvrant un premier centre d’entretien. En 2024, après plusieurs millions de dollars d’investissement, un second atelier mécanique voyait le jour dans l’est de Montréal.

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Parce que nous savions que la pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur était déjà bien réelle. Malgré tout, nous sommes allés de l’avant. Nous avons misé sur notre mission, sur notre réputation, sur de bonnes conditions de travail pour attirer la main d’œuvre dont nous aurions besoin.  

Nous avons recruté directement dans les écoles afin de former des apprentis que nous comptions accompagner vers la pleine compétence. La stratégie a fonctionné. Nos ateliers comptent aujourd’hui 37 employés. Des équipes appelées à croître pour soutenir le développement de nos opérations.

N’est-ce pas exactement ce que vous avez toujours souhaité, Monsieur Legault ? Des entreprises québécoises en croissance. Des investissements concrets. De la formation. De la création d’emplois. J’ajoute, dans notre cas, une contribution directe à la décarbonation de l’économie qui rayonne ici et à l’international.

Or, les changements récents aux politiques d’immigration nous priveront de nombreuses personnes clés au sein de ces équipes.

Dansles dernières années, vousavez vanté les mérites d’attirer des étudiants et des travailleurs répondant aux besoins des entreprises. Jusqu’à tout récemment, le PEQ était présenté comme un modèle idéal d’immigration.

Alors comment expliquer ce virage ?

Des milliers d’organisations vous ont crus. Elles ont planifié leurs investissements et leur recrutement en conséquence.

Aurions-nous dû ignorer un programme que votre gouvernement présentait comme exemplaire ?

Partout au Québec, des entreprises et des organismes sont aujourd’hui fragilisés par la décision de modifier a posteriori les règles de l’immigration. Le milieu de l’éducation l’a dénoncé. Le milieu économique aussi.

Cette politique nuit à l’économie. Elle nuit au rayonnement international du Québec. Elle abîme notre crédibilité.

Considérez-vous normal que, pour conserver des employés que nous avons formés, intégrés et que nous estimons, ceux-ci doivent parfois déménager… à Ottawa ?

Après toutes ces années consacrées au développement économique du Québec, souhaitez-vous réellement que cet épisode entache l’héritage que vous laisserez en quittant la politique active ?

On pourrait croire que je plaide ici pour ma paroisse. Ce serait une erreur. Communauto est une entreprise à mission que je m’apprête à redonner à la collectivité par l’entremise d’une fiducie d’utilité sociale – comme vous, je pense à ma relève. Mais même si ce n’était pas le cas, cette lettre méritait d’être écrite :

Pour Abdelwahhab.

Pour Aldo.

Pour Alexis.

Pour Baynaud

Pour Boubacar

Pour Denys.

Pour Hamza.

Pour Julien.

Pour Lucien.

Pour Oleksandr.

Pour Yahia.

Pour Youcef.

Ils travaillent ici. Ils parlent français. Ils vivent ici. Mais certainement plus pour longtemps, si vous n’utilisez pas le leadership qu’il vous reste pour corriger le tir.

L’empathie, dit-on, ne suffit peut-être pas à gouverner. Soit. Mais croyez-vous réellement que l’État est mieux placé que les entrepreneurs eux-mêmes pour déterminer les compétences des travailleurs dont ils ont besoin pour faire fonctionner leurs entreprises ?

Combien d’espoirs brisés ? Combien d’efforts gaspillés ?

Benoît Robert
Président-directeur général
Astus – Communauto

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Élections municipales 2025 : quelle place pour l’autopartage dans les programmes électoraux ? 

À l’approche des élections municipales, dans un contexte où l’incertitude et les débats autour de la mobilité urbaine sont plus vifs que jamais, nous avons voulu contribuer à la réflexion. 

Chez Communauto, notre mission environnementale, sociale et urbanistique est claire : offrir une alternative à la propriété d’une voiture, en développant une offre de transport complémentaire aux transports collectifs et à la mobilité active. 

L’autopartage constitue l’un des moyens les plus efficaces pour réduire l’impact de la voiture sur les villes : il permet de libérer de l’espace public, de diminuer la congestion et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Même si son rayonnement demeure encore limité, son influence est tangible. À Montréal, par exemple, près de 15 % des ménages utilisent déjà Communauto. 

À notre avis, le fait d’intégrer des objectifs concrets en matière d’autopartage dans une plateforme politique est un indicateur de la profondeur et de la crédibilité d’un programme électoral qui se veut réellement axé sur la mobilité durable. 

C’est donc à travers cette lentille, celle de l’autopartage et de la mobilité intégrée, que nous avons examiné les programmes électoraux dans plusieurs grandes villes du Québec où Communauto est bien implantée. 

Montréal 

Projet Montréal (Luc Rabouin) 
Plateforme complète 
La plateforme consacre un chapitre explicite à l’autopartage. Le programme reconnaît le rôle positif de ses usagers et propose notamment :

  • la création d’une vignette universelle permettant aux véhicules en station de se garer dans les zones résidentielles; 

  • des stationnements réservés dans des lieux publics comme les grands parcs ou les sites d’Espace pour la vie. 

Ensemble Montréal (Soraya Martinez Ferrada) 
Plateforme 
La plateforme propose une action : « augmenter le nombre de places de stationnement pour les véhicules en libre-service, notamment dans les quartiers moins bien desservis ». 

Transition Montréal (Craig Sauvé) 
Site officiel 
Le programme ne mentionne pas explicitement l’autopartage, mais prévoit plusieurs actions favorisant le développement du transport en commun et de la mobilité durable. 

Québec 

Québec Forte et Fière (Bruno Marchand) 
Plateforme 
Le parti du maire sortant est le seul à évoquer un chantier favorisant l’autopartage, avec pour objectif de lancer la mobilité intégrée à l’échelle de la ville. L’administration Marchand a déjà démontré un appui concret à l’autopartage. 

Transition Québec (Jackie Smith) 
Programme
Le parti consacre un article de son programme à « Encourager l’autopartage » (3.4) via principalement à trois mesures :
A. Modifier le cadre de réglementation afin d’étendre l’offre d’autopartage dans tous les quartiers de la ville de Québec;
B. Bonifier l’offre d’autopartage de véhicules électriques.
C. Augmenter les espaces de stationnement pour les véhicules automobiles en libre partage (Communauto), notamment en obligeant les stationnements commerciaux et les développements résidentiels de huit logements et plus à réserver des places pour ce service.

Leadership Québec (Sam Hamad) 
Programme 
Aucune mention de l’autopartage. Le parti propose de remplacer le projet de tramway par un service rapide par bus, tout en avançant certaines mesures qui limiteraient la mobilité active (ex. réduction du déneigement sur les pistes cyclables). 

Québec d’abord (Claude Villeneuve) 
Engagements 
Pas de mesures spécifiques pour l’autopartage, mais plusieurs engagements favorables à la mobilité durable : tramway, voies réservées et amélioration des passages piétons. 

Laval 

Mouvement lavallois (Stéphane Boyer) 
Plateforme 
Présente un engagement clair : « Élargir l’offre de mobilité en libre-service sur l’ensemble du territoire, notamment les services de vélopartage et d’autopartage. » 
L’administration Boyer s’est distinguée par des initiatives concrètes, comme le remboursement des premières utilisations pour les nouveaux usagers, une première au Québec ! 

Parti Laval (Claude Larochelle) 
Programme 
Ne fait pas de l’autopartage une priorité. Malgré quelques mesures en faveur du transport en commun, la plateforme met l’accent sur la fluidité automobile et remet en question certains projets cyclables et de voies réservées. 

Action Laval (Frédéric Mayer) 
Plateforme 
Ne mentionne pas l’autopartage, et propose un moratoire sur les projets cyclables en attendant une stratégie de mobilité active. 

Gatineau 

Action Gatineau (Maude Marquis-Bissonette) 
Programme complet 
Inclut un engagement explicite : « Que la Ville de Gatineau favorise le covoiturage et l’autopartage. » 
L’administration sortante s’est d’ailleurs distinguée avec le récent déploiement du service FLEX entre Gatineau et Ottawa. 

Équipe Mario Aubé (Mario Aubé) 
Programme 
Le volet mobilité reste succinct et ne contient pas d’engagement pour l’autopartage. 

Longueuil 

Coalition Longueuil (Catherine Fournier) 
Site officiel 
Même si aucun document d’engagements détaillé n’a été publié, l’administration Fournier a joué un rôle clé dans le déploiement du service FLEX et l’ajout de nouvelles stations sur des terrains municipaux. 

Agora Longueuil (Sacha Parisella) 
Site à venir
Aucun programme officiel n’est encore disponible. 

Sherbrooke 

Marie-Claude Bibeau 
Engagements 
Souhaite faire de Sherbrooke un pôle de la mobilité durable, mais met surtout l’accent sur la fluidité et le transport collectif. 

Vision Action Sherbrooke (Guillaume Brien) 
Programme 
Ne prévoit pas d’orientations spécifiques concernant l’autopartage, mais prône des stratégies pour le développement du transport collectif local et régional. 

Sherbrooke Citoyen (Raïs Kibonga) 
Programme 
Mise sur l’intermodalité, le transport public et la mobilité active, sans mention directe de l’autopartage. 

Vincent Boutin 
Site 
Évoque un engagement pour un aménagement du territoire durable, sans mesures précises en matière de mobilité. 

En résumé

L’autopartage s’impose progressivement dans les programmes électoraux municipaux du Québec, mais son intégration demeure inégale. 
Certaines administrations sortantes, notamment à Montréal, Québec, Gatineau et Laval, ont pris des engagements concrets en ce sens, tandis que d’autres continuent de privilégier la voiture individuelle. 

Pour nous, Communauto, l’autopartage n’est pas seulement un service, mais une véritable clé de transformation urbaine. Nous continuerons à collaborer avec les villes et les citoyens pour en faire un pilier essentiel de la mobilité durable au Québec.